…ou quand l’association Kokopelli se fait condamner par la Cour Européenne de Justice.

Kokopelli est une association visant à sauver les semences de variétés potagères anciennes de la disparition, les protégeant contre l’hégémonie du cartel des semenciers. En effet, ceux-ci réduisent gravement la biodiversité en limitant les variétés potagères à quelques hybrides F1 non reproductibles. Le but inavoué de cette manœuvre étant d’assurer la mainmise sur la population mondiale en la rendant dépendante de son alimentation. C’est du reste exactement ce que fait Monsanto avec les semences OGM que les agriculteurs ne peuvent pas re-semer, et qu’ils doivent payer au prix fort ; sans parler de la toxicité cachée des dites plantes OGM.

Implantée dans plusieurs pays émergents (Inde, Brésil, Equateur, Guatémala, Costa Rica, Bolivie, Paraguay, Sénégal, Mali) Kokopelli y accomplit un travail remarquable, formant les populations à de meilleures pratiques culturales et distribuant gratuitement des semences à des petits agriculteurs ruinés par les grandes compagnies semencières.

Condamnée par la loi française en 2005 en première instance, Kokopelli s’était finalement pourvue devant la cour européenne de justice et l’avocate de l’association ne cachait pas son optimisme en janvier dernier. En effet, l’avocat général de la cour européenne, Mme Kokott, estimait elle-même que Kokopelli était dans son bon droit de commercialiser des variétés anciennes de semences potagères.

L’arrêt de la cour européenne est tombé le 12 juillet 2012. Patatras ! Contre toute attente, la cour donne raison aux semenciers et interdit à Kokopelli de poursuivre son activité, tout en condamnant l’association à 100 000 € de dommages et intérêts ! Il semble que le lobbying ait fonctionné efficacement, car cette décision défie toute logique démocratique. Il laisse planer un doute sévère sur les réelles intentions des instances européennes à notre égard et hypothèque l’avenir des futures générations.

Serait-ce la fin de notre indépendance alimentaire..?

Kokopelli31

2 Commentaires
  1. Frédéric Maizière 7 ans Il y a

    Bonjour,

    Constitution du 24 juin 1793, Article 35 : ” Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.”
    http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/la-constitution/les-constitutions-de-la-france/constitution-du-24-juin-1793.5084.html

    Amicalement,
    Frédéric Maizière

  2. Henri 7 ans Il y a

    Alors, qu’attendons-nous ?

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